« Car il y avait Toi. »

« Car il y avait Toi. »
« Et ta langue sur mon corps, ta langue sur mon c½ur. Qui efface toutes les traces, gomme toutes les douleurs. Tes doigts le long de mon dos, tes doigts froids sur ma peau brûlante. Tes sentiments ardents sur mon c½ur glacé. Ta bouche contre la mienne, étouffant mes souffrances. Tes bras m'enserrant, me protégeant. Ton corps collé au mien, guérissant toutes mes blessures. Ta poitrine sur la mienne, tes doigts sur mon ventre, réchauffant tout ce qui était glacé en moi. Ta langue qui descend, enflammant mes sentiments. Tes doigts qui pénètrent en moi, fouillant mon âme au plus profond. Encore, encore... Ta langue descend ; tu joues avec moi. Tu vois en moi comme dans un livre ouvert, saisissant chaque instant. Le plaisir monte, tu lis en moi. Mon corps, mon c½ur t'appartiennent tout entiers. Tu es la reine, je suis le reste. C'est enfin la fin, le dénouement, la liberté de quelques instants...
Tu remontes à moi. Tes lèvres sur les miennes, buvant mes sentiments, dévorant mon c½ur goulûment. Ma respiration haletante dans ton cou, un dernier baiser si doux. Le monde n'est plus, il y a toi, il y a moi. Les yeux se ferment, l'épuisement m'arrache de tes bras. »

# Posté le dimanche 27 avril 2008 16:08

Whatsername.

Whatsername.
« A toi mon c½ur arraché de ma poitrine.
Il y a quelques heures je me suis arraché le c½ur, privé de ce que j'aimais le plus au monde pour ne pas souffrir encore. Je me suis extirpé de ce à quoi je tenais le plus sur cette terre, et j'ai peut-être laissé s'envoler ma dernière chance. Mon âme me criait d'arrêter car elle était à vif, mon âme te criait d'arrêter car tu la poussais à bout. Mais tu n'as pas écouté, tu n'as rien entendu. Alors je l'ai laissée s'en aller comme je t'ai laissée toi. J'ai enfermé mes sentiments dans une boîte et je l'ai rangée bien sagement au fond d'un tiroir, espérant ne pas trop y penser. Mais ces sentiments cognent à la porte de ce qui vit encore en moi, si fort qu'ils me brisent en mille morceaux. Bientôt, je ne ferais plus partie de ce monde. Je serais de ceux qui ont propriété sur un corps qu'ils ne dirigent plus, qui ont laissé leur âme quelque part sans le vouloir, ou tout simplement qui ont trop aimé...
Il y a quelques heures je me suis arraché le c½ur pour te l'offrir. Il est en ta possession à jamais. Fais-en ce qu'il te plaît, je te le laisse... Tu as tous droits sur moi, rien ne peut t'être refusé. La seule chose qu'il me reste est un corps, alors je vais tâcher de m'en servir à bon escient.
Il y a quelques heures, je me suis arraché le c½ur pour éviter d'avoir mal encore. Car on dit que l'être humain est égoïste et je confirme tout ce qui peut être raconté à ce sujet. J'ai préféré te laisser la garde de mon c½ur en espérant que tu en prendrais soin car il m'était impossible de le supporter encore. Je n'ai pensé qu'à moi en m'ôtant de tout sentiment. Tu n'as pensé qu'à toi en choisissant de t'ôter la vie lentement. Nous sommes à égalité, il me semble. Mon esprit est la dernière chose censée qu'il me reste, et il me dit de partir loin, très loin, car tu vas essayer de me rendre mon c½ur. Et ça ferait trop mal. Alors mon corps a
décidé de suivre ses conseils._________________________
Il.y.a.quelques.heures.je.me.suis arraché.le.c½ur.car.mon.
amour pour toi devenait trop grand, trop étouffant, et que j'
ai préféré garderlmon corps en vie afin que ceuxlqui tiennent
à,moi_n'aient_pas_à_souffrir_pareillement à ce que_j'ai_dût
endurer pour toi.___________________________________
Il y a quelques_heures je me suis arraché le,c½ur pour venir
te l'offrir, comme un dernier cadeau avant de partir._______

Bien à toi. Ted. »

# Posté le dimanche 27 avril 2008 09:42

Modifié le dimanche 27 avril 2008 16:11

Parce que ma vie est passionnante.

Parce que ma vie est passionnante.


A Berne c'est génial. Y'a des punks, des lesbiennes, des gothiques & plein de Tibétains qui se rassemblent "Pour manifester contre la Chine ou pour le Tibet?". Que de nuances... & Y'a même des noirs de 3O ans qui t'refilent leur numéro. Mais ça, c'est que pour les chanceuses comme moi...
Y'a aussi des magasins super qui vendent des casquettes pour les grosses têtes & pantalons pour les p'tits culs. Y'a des serveurs qui comprennent pas qu'on veut 3 cuillères pour manger une glace, parce qu'à Burger King, on déconne pas avec notre ligne. A Berne on a accompli nos bonnes actions de l'année, même si en se penchant pour mettre une pièce dans le sac du joueur de cornemuse avec un kilt on voyait pas si y'avait quelque chose dessous. Y'a aussi des magasins érotiques mais ça on a pas été voir... [Juré!]









MAIS OU ELLE EST LA SORTIE DE CETTE GARE, BORDEL?!!?

# Posté le samedi 26 avril 2008 16:11

Modifié le samedi 26 avril 2008 16:24

« C'est toujours lorsque les gens n'ont rien qu'ils donnent tout. »

« C'est toujours lorsque les gens n'ont rien qu'ils donnent tout. »

«
Double clique. Musique. Double clique. Page virtuellement blanche, irréellement vide. Double clique. C'est parti, j'écris.

"Le pire. Le pire n'est pas, selon moi, le chagrin d'un amour insensé que l'ont est contraint de réprimer. Le pire n'est pas non plus la mort d'un être cher, ni même la douleur ressentie lorsqu'on se coince un doigt dans la porte. Le pire n'est pas nécessairement profond, mais il est surtout récurrent, nous creusant jusqu'à l'os, nous rendant emprunt d'une douleur constante. Le pire ressemble au manque. L'indéniable manque de quelqu'un. Le manque choisi ou subi, quoique l'on finit toujours pas subir ce que l'on choisi.
La pire forme de manque est certainement le manque annoncé. On le sait, on le sent. C'est le manque qui s'approche lentement mais sûrement. C'est le manque que l'on voit arriver à grands pas. C'est le mur dans lequel on se voit foncer, le vide dans lequel on se sent plonger. Le pire des manques s'approfondit de jour en jour, nous creuse de plus en plus. Ce manque nous ronge avant qu'on ne l'ait touché ne serait-ce que du bout des doigts. C'est le manque avant le manque. C'est la perte avant la connaissance. C'est la pire forme de manque, profonde et incurable. Il va nous ronger, nous saigner, nous écorcher. Le c½ur en putréfaction par un manque qui n'en est pas un. Et puis il nous touche. Le manque s'acharne, brûle, glace, détruit, Et il passe... On se remet sur pieds, s'époussette légèrement, afin de garder traces du passé. On regarde le manque s'éloigner, on regarde le manque manquer à quelqu'un d'autre. On se reconstruit sur quelque chose qui nous a détruit. Ainsi va la vie..."

Double clique. Sentiments déposés, âme reposée. Double clique. Page virtuellement fermée. Double clique. Silence. »

# Posté le mardi 22 avril 2008 13:55

Modifié le mercredi 23 avril 2008 11:54

Hearts recycled but never saved.

Hearts recycled but never saved.


« C'est l'histoire d'une grande petite fille. Une fille avec de tout petits bras, de toutes petites jambes et un tout petit c½ur. Mais un tout petit c½ur capable de comprendre de grandes choses. Cette grande petite fille vivait sur un arc-en-ciel.
Chaque soir, elle déposait un baiser sur la joue de sa maman, glissait un « Je t'aime » à l'oreille de son papa, et montait sagement dans sa chambre. Chaque soir, elle grimpait tout en haut de son arc-en-ciel. Il y faisait toujours beau car il était au-dessus des nuages. Perchée là-haut, elle était capable de frôler le soleil du bout de ses tout petits doigts. Mais jamais elle ne se brûlait, car le soleil n'est pas si méchant, il sert juste à éclairer la vie des gens. Sur son arc-en-ciel, la petite fille ne risquait pas de se faire mal. Si, trébuchant sur un bout de bonheur, elle dégringolait de tout là-haut, les nuages seraient là pour la rattraper avant qu'elle ne retombe sur terre. Son arc-en-ciel était rempli de couleurs. Rouge pour la joie de vivre là-haut, orange pour s'évader de la terre, jaune pour toucher le soleil, vert pour s'allonger sur son arc-en-ciel comme dans un pré, à l'ombre du monde, bleu pour naviguer dans le ciel, entre ici et quelque part, indigo pour l'harmonie entre elle et son arc-en-ciel, violet pour lui avoir donné un si petit c½ur capable de comprendre de si grandes choses.
Un jour, alors que la petite fille ne savait que faire sur son arc-en-ciel, elle s'assit et regarda le monde. Les nuages étaient partis arroser les terres sèches d'un monde lointain, si bien qu'elle pouvait observer tout ce qui se passait loin en dessous de ses petits pieds.
Elle aperçut tout d'abord un petit garçon. Il avait l'air mignon, mais en regardant de plus près, la petite fille remarqua quelques larmes roulant sur ses joues. Il agitait la main, un sourire affecté au visage. A côté, une femme avait éclaté en sanglots. Le petit garçon la serra dans ses bras. Cette femme semblait abattue. Le petit garçon remua sa main une dernière fois avant de voir disparaître un homme dans une voiture chargée de bagages. La femme entraîna le petit garçon à l'intérieur de la maison.
C'est à ce moment là que la petite fille comprit combien l'amour faisait mal. Elle détourna la tête. Là-bas, tout là-bas, elle pouvait voir un homme au milieu de tant d'autres. Elle ne le remarqua non pas seulement parce qu'il était le centre d'attention, mais aussi car il était différent. Il n'était pas aussi pâle que les autres. Cet homme avait la peau en couleur. La petite fille crût tout d'abord qu'il était heureux, car il vivait dans une peau colorée. Mais scrutant la scène un petit peu plus attentivement, elle découvrit que cet homme n'était pas réjoui. La haine se lisait dans les yeux des autres hommes, blafards à côté de la couleur de celui étant différent. Lui, ne bougeait pas, se laissant assaillir sans broncher.
C'est à ce moment là que la petite fille comprit combien être différent pouvait être pesant.
Les yeux de la petite fille se posèrent rapidement sur un petit garçon. Il était vêtu de vieux pantalons troués, d'un petit pull et d'une vieille écharpe tricotée. On aurait pu croire à un déguisement, mais le petit garçon ne faisait vraiment pas semblant. Il regardait les passants, assis par terre les jambes croisées. Les flocons tombaient doucement dans ses cheveux sales. Une vieille femme passait par là. Le petit garçon sauta sur ses pieds et fit mine de traverser la rue. Au passage, il glissa la main dans le sac d'achats de la femme et en ressorti un bout de pain qu'il engloutit subitement. Le petit garçon continua sa route et la femme ne se rendit compte de rien.
C'est à ce moment là que la petite fille s'aperçut combien le monde pouvait être misérable.
La petite fille partit à l'autre bout de son arc-en-ciel, espérant y voir un univers plus beau. Elle posa ses yeux sur un grand espace vert, lui rappelant l'endroit de son arc-en-ciel où elle aimait s'allonger, se croyant dans une prairie verdoyante. Mais l'espace vert qu'elle voyait là n'était pas le même. Des machines s'activaient, l'espace vert diminuait. Au bout de quelques minutes, il ne restait qu'un amas de verdure détruit.
C'est à ce moment là que la petite fille s'aperçut combien les êtres humains aimaient faire du mal à ce qui leur faisait du bien.
La petite fille tenta encore une fois. Elle détourna la tête et vît un homme dans un lit blanc et propre. Tout d'abord, elle crût à un homme en plein sommeil. Mais en regardant plus près, une femme tenait sa main, l'air implorant, face à une jeune fille en blouse blanche, une seringue à la main. L'homme dans le lit était entouré de toutes sortes de machines. D'autres femmes en blouses blanches s'activaient autour du lit. Une larme roula sur la joue de la femme qui tenait la main de l'homme dans son lit, et les dames en blouses blanches la regardèrent, désolées. La femme lâcha la main de l'homme aux yeux fermés et s'affaissa sur le sol.
C'est à ce moment là que la petite fille comprit combien l'homme était impuissant face à la vie, face à la mort.
La petite fille détourna le regard une dernière fois. Elle fût surprise de reconnaître cette femme, dans son jardin, regardant le ciel. Elle pensa tout d'abord que la femme la regardait, perchée sur son arc-en-ciel. Mais elle comprit en suite que c'était simplement sa maman qui contemplait les étoiles, comme tous les soirs. La petite fille la fixa de longues minutes durant, heureuse tout simplement.
Ce soir là, la petite fille comprit beaucoup de choses. De son arc-en-ciel, elle avait vu les horreurs et le bonheur. La vie était ainsi faite. Ce soir là, son arc-en-ciel n'était plus pareil. Rouge pour le sang qui coulait en tous temps, orange pour la haine dans le regard des hommes, jaune pour le soleil brûlant les âmes, vert pour la destruction de ce qui nous est vital, bleu pour cette mer dans laquelle l'amour se noyait, indigo pour l'incompréhension qui régissait ce monde, et violet pour les coups endurés.
Ce soir là, la petite fille redescendit de son arc-en-ciel le vague à l'âme. Mais qui sait, demain peut-être, le monde aura changé, peut-être les humains auront évolués, peut-être la petite fille pourra à nouveau rêver... »






Un départ pour moi, une fin pour vous.
Bienvenue ou au revoir, à vous d'voir.


Céline, 15 ans.
missgreenday08@hotmail.com si t'es en manque d'amis.

# Posté le samedi 19 avril 2008 09:57

Modifié le mardi 16 septembre 2008 14:01